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Photographie de la deuxième semaine de février 2013

Ouvriers dans le froid et la neige

 


Déneigement devant la sculpture de Kārlis Padegs - © Norbert Pousseur

... l'un travaille, l'autre regarde les passants avec nonchalance ...       Photographie Norbert Pousseur


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Riga - Lettonie - 2010 - Num 21 Mpx - 5d2b_4104


 

Durs labeurs d'ouvriers sous la neige.

Dans les contrées tempérées, il nous semble normal de voir travailler des ouvriers sous le soleil, même si la température monte à 30° à l'ombre (40° au soleil...)

Par contre on a assez peu l'habitude de voir ceux-ci travailler directement sous le neige avec des températures descendant entre -15° et -18°, sauf bien sûr quelquefois en montagne, bien que ces températures y soient plus rares.

Voici donc un ouvrier dégageant la neige devant la statue à l'allure nonchalante du dandy et peintre Letton Kārlis Padegs (sculpture d'Andris Vārpa).
Contraste entre ce travailleur dégageant la neige (un gagne-pain, essentiel sans doute pour vivre) et la stature de cet intellectuel dont les actes s'adressaient surtout à l'esprit.
On peut penser que cette photo présente deux face opposées des activités humaines, mais aussi ....

... que ces activités forment un tout.
Au fond Kārlis Padegs a pu consacrer sa vie à peindre parce qu'existaient des ouvriers tel celui-ci, et cet ouvrier est sans doute fier de sa Lettonie qui peut s'enorgueillir d'avoir vu naître cet artiste, et qui, peut-être aime ou pourrait aimer ses peintures.

Et plus bas, un autre regard sur le travail pénible dans ces pays aux hiver rigoureux,
... deux ouvriers travaillant au ferraillage de murs de béton.
Il faisait aux alentours de -15° ces jours là, l'emplacement de Riga près de la mer permettant que tombe la neige même en temps de fort gel.
... et où on peut trouver une réelle beauté à ce ferraillage à la structure régulière, fruit d'un travail bien fait, et une certaine admiration pour ces hommes (et ces femmes) sachant continuer leur labeur sous de telles conditions.

 

 

Ce qu'on en disait en 1690 dans le dictionnaire de Furetière :

OUVRIER, IÈRE. Substantif, masc. & fem. Artisan qui travaille à quelque ouvrage. Voilà un atelier où il y a quantité d'ouvriers, de maçons, de peintres, de menuisiers, &c. Ce Charpentier a toujours trente ouvriers ou compagnons qui travaillent dans son chantier. Cet Horloger est un excellent ouvrier. Ces rabats sont faits de la main de la bonne ouvrière, qui prend un écu de la façon de la pièce. La pluspart des habitants de Touraine sont des ouvriers en soie ; ceux du Lyonnais en toile, &c.
Ouvrier, se dit en choses morales. Quand on voit le Ciel & les astres, on voit bien que c'est un grand Ouvrier qui les a faits. Voilà un Livre anonyme qui part de la main d’un ouvrier. Jésus-Christ a dit que la moisson était grande, mais qu'il y avait peu d'ouvriers, en parlant de la prédication Évangélique.
On appelle jours ouvriers, autrement jours ouvrables, les jours où il n’est point fête, où il est permis de travailler & d'ouvrir les boutiques.
On appelle la cheville ouvrière d'un carrosse, une grosse cheville de fer qui joint le train de devant à la flèche.
On dit proverbialement, C'est un ouvrier, pour dire, il est alerte, & adroit, il entend bien les affaires.
Et au contraire on dit ironiquement, que c'est un plaisant ouvrier, pour dire, un plaisant homme, qui n'entend rien à l'affaire dont on lui parle.

 

Porteur d'eau de Paris - reproduction par  © Norbert Pousseur
Porteur d'eau du XVIIIème
Paris à travers les siècles - Gourdon de Genouillac -1882
Pas tout à fait un 'ouvrier' au sens actuel du terme

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Et dans le dictionnaire de Vorepierre de 1867 - Dans la partie encyclopédique transparait l'opinion de l'auteur très, très conservatrice, reflétant sans doute bien celle d'une partie de l'intelligentsia et des possédants de cette époque.

OUVRIER, IÈRE. s. Celui, celle qui travaille de quelque métier que ce soit. Un excellent ouvrier Une mauvaise ouvrière. Ouvrier en bâtiments. Ouvrier en soie. Ouvrière en dentelles, en linge. Ouvrier à la journée, à la tâche. Employer, payer des ouvriers. Proverbialement, A l’œuvre on connaît l’ouvrier — Ouvrier à façon, Celui auquel on fournit la matière de son travail. Ouvrier aux pièces, Celui qu'on paye à raison du travail qu’il fait. ouvrier en conscience, Celui qui, dans une imprimerie, est payé à l'heure ou à la journée, et à la conscience duquel ou se rapporte pour son travail. || Fig. et fam., se dit quelquefois en parlant d’un écrivain, d’un poète. On reconnaît à la contexture de ce drame qu'il est d’un bon ouvrier || T. Écriture sainte. La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers, Il y a beaucoup de gens à instruire, à convertir, mais il y a peu de personnes pour y travailler. — Les ouvriers d’iniquités, Les méchants.

Encyclopédie — En termes d’Économie politique, on attache au mot Ouvrier une signification plus spéciale, L'ouvrier n’est pas seulement celui qui travaille d’un métier, c'est tout individu qui, ainsi que le dit J.-B. Say, loue sa capacité industrielle, c -à-d. vend son travail, moyennant un salaire. En conséquence, celui qui confectionne un produit quelconque et le vend lui-même, ne saurait être rangé dans la catégorie des ouvriers, quel que soit le métier qu'il exerce. Nous avons parlé, au mot Corporation, des entraves qui naguère gênaient et souvent paralysaient l’essor et le travail de cette nombreuse classe d’hommes qui n'ont pour vivre que leur capacité industrielle; au mot Compagnonnage, des sociétés particulières que forment entre eux les ouvriers de certaines catégories; au mot Louage; de la nature du contrat par lequel l’ouvrier et l'entrepreneur s’engagent mutuellement; au mot Coalition, des dispositions pénales qui frappent la ligue des ouvriers concertés pour obtenir par la contrainte une augmentation de salaire; aux mots Apprentissage et Livret, des principales mesures de police concernant particulièrement la classe ouvrière. Au mot Salaire, nous traiterons de ce mode de rémunération du travail et des lois économiques qui le régissent. Nous verrons alors que la condition souvent si pénible et si précaire des ouvriers, n'est point le résultat du caprice arbitraire des maîtres et des entrepreneurs, et qu’elle va en s’améliorant à mesure que les principes de la science économique sont mieux connus et pratiqués. Enfin, au mot Socialisme, nous établirons l’impossibilité absolue de changer ou d’améliorer leur condition par aucune de ces organisations sociales factices qui ont été si fort préconisées dans ces dernières années, et qui ont troublé tant d'intelligences. Les moyens d’améliorer progressivement le sort des classes ouvrières ressortent de l'étude même des phénomènes économiques, et ne sauraient se trouver en dehors de la science, car dès qu’on méconnaît les lois naturelles de la production et de la distribution de la richesse, on tombe nécessairement dans le domaine de l'arbitraire et de la fantaisie. Sans revenir ici sur des questions qui sont l’objet d’articles spéciaux, nous rappellerons, parmi les moyens essentiels de l’amélioration du sort des classes ouvrières, la diffusion des habitudes de moralité, d’économie et d'Épargne, l’accroissement du Capital, le développement des institutions de Crédit, la liberté du travail (v. Concurrence) et du Commerce, la généralisation de l’esprit d’Association, etc. Outre ces moyens généraux, il est des circonstances locales ou temporaires qui réclament des remèdes particuliers. C'est à quelques-uns de ces besoins que répondent les Crèches, les salles d'Asiles, les Cités ouvrières, les sociétés de Secours mutuels, les caisses de Retraite pour la vieillesse, les maisons d'Orphelins, les Hôpitaux et hospices, etc.: mais cet ordre d’établissements appartient pour la plus grande partie à la sphère de la bienfaisance, soit publique, soit privée.

 

 

De Riga, dans ces mini-séries de photographies de la semaine, voir aussi :

 


 

 

Photo de la semaine 07 de l'année 2013

 
Le même en espagnol :
Obreros en el frío y la nieve
Le même en anglais :
Workers in the cold and the snow
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Cette vue du déneigement devant Kārlis Padegs,
peut être agrandie dans ce cadre jusqu'à 70% de sa taille réelle de prise de vue,
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Ferraillage sous la neige et le gel - © Norbert Pousseur

... un travail sans fin de ferraillage, comme s'il ne neigeait pas ...      Photographie Norbert Pousseur
Riga - Lettonie - 2010 - Num 21 Mpx - 5d2b_3843

Le même en espagnol :Obreros en el frío y la nieve Le même en anglais :Workers in the cold and the snow

 

 

 

 

 

 

 

 

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