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Qualité de prise de vue, qualité de numérisation

Dans ma vie de photographe, je suis passé du Rolleicord de ma mère au Rolleiflex durant mes années d'études photographiques (et le 4x5 inches). Par la suite j'ai fait le choix du Rollei SL66 pour sa souplesse exemplaire en tant qu'appareil de ballade (soufflet, bascule, objectifs retournables...).
J'ai aussi utilisé du 24x36 et du 4x5' pour mes travaux de photographe salarié, mais de ce fait, peu de ces photographies font partie de ma collection personnelle.

En 2009 j'ai fini par abandonner mon Rollei SL66 (je devais en être au 4ème boîtier !), au profit du numérique en qualité semi-professionnelle, tout en regrettant, de par son prix  en numérique, de ne plus pouvoir utiliser de boîtier 6x6.

Tout d'abord un Nikon 990, puis un Canon 10D, puis un un Canon 400D et actuellement un Canon 5D Mark2. A noter au passage, en ce qui concerne le numérique, que la taille en pixels n'est pas totalement déterminante - La taille du capteur importe beaucoup aussi ainsi que les traitements constructeurs opérés au moment de la prise de vues ainsi que la qualité des optiques - pour exemple, j'ai opté momentanément pour un bridge 10mpx à plus petit capteur, qui avait l'avantage pour un faible poids et encombrement de faire à peu près tout... mais dont la qualité finale était en dessous de mon Canon 6mpx... J'ai donc abandonné à l'époque cette option et suis passé au Canon 400D dont les 10mpx était en nette amélioration par rapport au Canon 10D - 6mpx.  A présent les 21 Mo du Canon 5D Mark2 lié à des optiques récentes prenant en compte les contraintes du numérique approchent et dépassent quelquefois ce qui était obtenu en 6x9cm.

Au passage il faut aussi rappeler que comme pour l'argentique, la définition finale dépend aussi de la sensibilité utilisée. Ainsi, avec avec le dernier boîtier en 21 Mo, l'utilisation du 400 ISO donne à peu près les mêmes résultats au point de vue grain que ce que donnait les meilleures pellicules argentique en 100 ASA (couleur ou noir et blanc). Cependant, l'utilisation du 100 ISO en numérique 21 Mo Canon permet des clichés sans aucun grain (ou pixel apparent) ce qui autorise éventuellement à dépasser l'agrandissement nominal...
A noter que mes prises de vues se font en RAW, avec accentuation volontaire en gain et netteté, ce qui me donne des clichés avec des pixels légèrement apparents et ressemblant, à l'agrandissement maximal, un peu à du grain argentique.

Mais toutes ces précisions ne sont valables que dans le cadre d'une utilisation des clichés en vue d'exposition... En ce qui concerne les vignettes et leur agrandissement volontairement restreint sur ce site , rien de tout cela n'est perceptible.

 


 

Les photographies présentées sur ce site se veulent d'une qualité
permettant soit l'édition, soit des expositions,
dans la limite des techniques utilisées :
autour de 24*30cm pour les 3 millions de pixels,
du 40*50cm pour les 6 mpx,
du 50x60cm pour le 10 mpx,
jusqu'au 2m pour les 6*6cm ou le 21 mpx

Voici quelques exemples

 

 

 

Prises de vues sur Rollei SL66 en 6x6 cm, négatif,
année 1999

imagette - marches de la Défense- original neg 6x6 - © Norbert Pousseur
Imagette de la série "La Défense"

image publiée - marches de la Défense - original neg 6x6 - © Norbert Pousseur
Taille de l'image telle que diffusée sur le site

détail grandeur réelle - jeune femme sur marches de la Défense - original neg 6x6 - © Norbert Pousseur
Agrandissement taille de numérisation (1/1) pour une taille d'agrandissement 1,20 m de largeur
(grain devenant apparent)
 

Prise de vue sur Nikon Coolpix 990,
3,3 millions de pixels

imagette du château d'eau de Villeneuve St Denis, sur Nikon Coolpix, 3,3 millions de pixels - © Norbert Pousseur
Imagette de la série "Villeneuve St Denis"

image publiée du château d'eau de Villeneuve St Denis, sur Nikon Coolpix, 3,3 millions de pixels - © Norbert Pousseur
Taille de l'image telle que diffusée sur le site

détail grandeur réelle - du château d'eau de Villeneuve St Denis, sur Nikon Coolpix, 3,3 millions de pixels - © Norbert Pousseur
Agrandissement en 1/1, pour une taille d'agrandissement 35 cm de largeur
(pixels devenant apparents)
 

Prise de vue sur Canon Eos 10D,
6 millions de pixels

Imagette de Canon 10d 6mpx - © Norbert Pousseur

Imagette de la série : "Paysages de Niederrohrdorf"

Image diffusée sur le site de Canon 10d 6mpx - © Norbert Pousseur
Taille de l'image telle que diffusée sur le site

 

Agrandissement taille 1/1 de Canon 10D - © Norbert Pousseur
Agrandissement en 1/1, pour une taille d'agrandissement 60 cm de largeur
(pixels juste perceptibles)

 

 

 

Prise de vue sur Canon Eos 400D (2008)
10 millions de pixels
Puis sur Canon Eos 5D Mark 2 (2009)
21 millions de pixels

Portraits de fillette par SIS - Kosmopolite 2008 de Bagnolet, photographié par Norbert Pousseur ©
Taille de l'image telle que diffusée sur le site

Agrandissement partiel de portraits de fillette en 10 Mo - Kosmopolite 2008 de Bagnolet, photographié par Norbert Pousseur ©
A partir du cliché en 10 Mo pris en 2008, agrandissement en 1/1
pour une taille d'agrandissement d'environ 80 cm de largeur

 

Agrandissement partiel de portraits de fillette en 21 Mo - Kosmopolite 2008 de Bagnolet, photographié par Norbert Pousseur ©
A partir d'u cliché en 21 Mo pris en 2009, agrandissement agrandissement en 1/1
pour une taille d'agrandissement d'environ 1,20 cm de largeur.

 

 

 

Un autre des paramètres qui concoure à la qualité de l'image est la présence ou non de poussières sur le capteur (la littérature journalistique photographique parle de "pétouilles" sur les clichés). Ces présences ne dégradent en aucune manière l'image en elle-même, mais peut la rendre difficilement exploitable

Ci-dessous un exemple de mon appareil (Canon 5d Mark2) après 1 an et demi sans nettoyage, même si lors de mes très nombreux changements d'objectif je dépoussière soigneusement l'arrière de ceux-ci.

 


A gauche l'image d'origine, non traitée - à l'oeil nu on voit les poussières- à droite la même 'tamponnée' avec l'outil d'effacement des poussières du Canon.
le résultat est presque bon mais en zoomant, en s'aperçoit que les poussières on laissé tout de même des traces.
Seule solution, effacer à la main avec l'outil Tampon de Photoshop, par exemple - Au moins 10 mn de travail...
Nb : la différence de couleur est due au fait que l'outil du Canon traite différemment les clichés Raw que Photoshop CS5 - Les couleurs via Photoshop sont plus fidèles et la définition est meilleure.
Cette vue n'est que partielle de la photo ci-dessous, de fleur de Bourrache, série visible dans les photographies de la semaine
Fleur de Bourrache © Norbert Pousseur

 

Les dépoussiérages automatiques à la mise sous tension du boîtier ou à sa fermeture ne supprime en rien ces traces de poussières, pas plus celles effectuées via le menu de l'appareil. L'utilisation d'un dispositif de soufflage (type 'Clean DR' au CO2) ne change hélas pas grand-chose. Car en fait il semble que les poussières laissent des traces (ce qui expliquerait l'inefficacité des dépoussiérages automatiques ou des dispositifs de soufflage.
Il faut noter aussi, de façon plus insidieuse, que les surfaces lisses tels les verres et donc les capteurs se chargent au fil du temps d'un léger voile dit 'atmosphérique' qui ressemble à un légère buée et qui bien sûr affecte la netteté générale.

La solution passe par l'intervention d'un professionnel - personnellement je m'adresse à Aquitaine Photo Réparation installée à Bordeaux.
Après un premier déplacement sur place qui m'a permis de constater le sérieux du travail, j'envoie à présent mon boîtier par la poste ... sachant qu'il vaut mieux ne pas attendre 18 mois et qu'un dépoussiérage tous les ans est préférable !

Aquitaine Phot réparation
Le site de Serge Lenormand d'Aquitaine Photo Réparation

 

A mon sens c'est là un vrai problème non encore résolu dans le processus de photographie numérique de type professionnel à objectif interchangeable. Le problème se pose moins pour les Bridges bien que le voile 'atmosphérique' doit commencer à sévir au bout de 2 ans - les boitiers ne sont jamais totalement hermétiques.
Les appareils à films argentiques n'avient pas ce problème puisque la surface sensible était la pellicule, toujours renouvelée par définition !
Quelques pistes qui me viennent à l'esprit pour y remédier:

  • Chaque objectif serait solidaire hermétiquement de son capteur - solution déjà suivie par un constructeur - elle est rès onéreuse et encore plus avec des capteurs grand format - mais par contre, chaque capteur pourrait avoir une plage de sensibilité adaptée au type d'objectif (haute sensibilité pour les télé-objectifs, basse pour les objectifs de type grand-angle...), avec les corrections de l'objectif intégrées dans le firmware du capteur... Mais cela entraine une visée électronique.
  • une mini pompe à vide aspirant l'air (et les poussières) de l'espace miroir - capteur - objectif, en plus des dispositifs actuels anti-poussières.
  • Le capteur pouvant se détacher du corps de l'appareil avec un dispositif à part (de type ultra-sonique ?), petite chambre dans laquelle le capteur serait automatiquement et totalement nettoyé, puis remis soigneusement en place. Chaque photographe pourrait ainsi, dès qu'il jugerait son capteur non impeccable, procéder à ce nettoyage.
  • ... / ...

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