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Photographie de la quatrième semaine de novembre 2012

Quelques libellules et une dernière ponte

 

 

Libellule cherchant à pondre - © Norbert Pousseur

... libellule cherchant désespérément un lieu de ponte ...       Photographie Norbert Pousseur


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Provence - 2012 - Num 21 Mpx - 5d2d2_1432


 

Il y a deux semaines, dans mon petit étang à poissons, une libellule tentait désespérément de trouver un emplacement qui lui convenait pour ses oeufs.
Je ne suis pas certain que la mousse d'une pierre sortant de l'eau soit le meilleur endroit. Mais elle avait mis son dévolu sur cette petite pièce d'eau, peu fournie en pousses aquatiques, plus adaptées pour une ponte. C'était sans doute ses derniers jours, ayant déjà une aile au tiers déchiquetées, avant que viennent les jours trop froids.
Cette libellule est, je pense, un Anax impérial (Anax imperator).

Ci-dessous,

  • Le couple bleu acier se nomme plutôt demoiselle, Coenagrion de son nom savant.
  • La libellule rouge est une Sympétrum rouge sang (Sympetrum sanguineum)

 

Ce qu'on en disait en 1690 dans le dictionnaire de Furetière sous le seul terme de 'Demoiselle' :

DEMOISELLE, f. f. Espèce de petit insecte. C’est un vers en forme de nymphe, qui a deux yeux si gros, qu’ils font presque toute sa tête, & quatre ailes admirables qui le font tourner avec une très-grande vitesse, parce qu’il prend sa proie en l’air. Il a deux dents renfermées en dedans, avec lesquelles il pince très-fort. Sa copulation avec la femelle s’accomplit en l’air en volant, & en faisant des cabrioles ; l’extrémité de la queue de la femelle se courbant vers le milieu du corps du mâle là où sa verge est située, & la recevant ensuite dans l’extrémité de sa queue. Cet insecte a aussi deux cornes, & il jette ses œufs dans l’eau, qui ressemblent à ceux des poissons, d’où l’on voit sortir une infinité de vers à six pieds. Il s’en forme ensuite un vers volant, qui était auparavant rampant & nageant. Chacune de ses six jambes est composée de six parties velues par tout, dont l’extrémité est armée de deux ongles ou de deux serres. Le ventre se divise en dix anneaux. Du lieu où la poitrine s’unit avec le ventre sortent quatre boutons qui s’enflent, & renferment ses ailes, comme les boutons des plantes contiennent les fleurs. Les Latins l’appellent libella ou perla. Swammerdam en fait voir de dix-sept sortes, & dit que Rondelet mal à propos l’a nommée cigale d'eau, ou cicada aquatica; au lieu d’une sauterelle d’eau ou locusta aquatica, dont parle Moufet. Jonston l’appelle forsicula aquatica, qui est ce que le même Moufet appelle puce d'eau, ou pulex marinus. C’est aussi ce que Mr. Redy appelle scorpion aquatique.

Et en fin de page, un article plus complet du
Dictionnaire pittoresque d'Histoire naturelle et des phénomènes de la nature de F.E. Guérin - 1839

 

Photo de la semaine 47 de l'année 2012

 
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Cette vue de tête et d'aile de libellule,
peut être agrandie dans ce cadre jusqu'à 80% de sa taille réelle de prise de vue,
en utilisant la fonction zoom

 

 

 


 

Tête de libellule - © Norbert Pousseur

... libellule si absorbée qu'elle se laisse approcher de quelques centimètres ...      Photographie Norbert Pousseur
Provence - 2012 - Num 21 Mpx - 5d2d2_1465


 

Libellule bleues accouplées - © Norbert Pousseur

... jeu de deux corps de libellules pour une union parfaite ...      Photographie Norbert Pousseur
Ile de France - 1995 - Neg 6x6x - n120a95p022v05


 

Libellule rouge - © Norbert Pousseur

... grande libellule rouge aux aguets ...      Photographie Norbert Pousseur
Ile de France - 1995 - Neg 6x6x - n120a95p022v08


 

Nymphe de libellule - © Norbert Pousseur

... chrysalide vide de nymphe de libellule ...      Photographie Norbert Pousseur
Ile de France - 1995 - Neg 6x6x - n120a95p015v08


 

Sculpture métallique de libellule - © Norbert Pousseur

... libellule métallique pour une cité proche de marais ...      Photographie Norbert Pousseur
Niederrohrdorf / Suisse - 2008 - Num 10 Mpx - 400db_0150


 

Libellule en papier collé - © Norbert Pousseur

... libellule collée, déchirée par la guerre (war) d'un mur de cité ...      Photographie Norbert Pousseur
Ile de France - 2010 - Num 21 Mpx - 5d2b_1111

 

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Extrait du Dictionnaire pittoresque d'Histoire naturelle et des phénomènes de la nature
de F.E. Guérin - 1839

LIBELLULE, Libellula. (ins.) Genre de Névroptères de la famille des Subulicornes, tribu des Libellulines, ayant pour caractères : ocelles placés au côté d’un tubercule transversal; front très-bombé ; premier article des palpes labiaux beaucoup plus large que la lèvre, presque carré, recouvrant toute la partie inférieure de la tête ; second article presque rudimentaire ; aux ailes antérieures, une nervure en triangle allongé renversé, traversé par une ou quelques nervures partant des deux nervures parallèles qui occupent le centre de l’aile, et descendant presque jusqu’au bord postérieur. Les Libellules ont le corps moins long, plus gros que les Agrions et les Aeshnes; les appendices de leur abdomen sont moins développés que dans les seconds ; leurs mœurs sont les mêmes que celles de ces deux genres.

Différentes libellules - reproduction © Norbert Pousseur
Libellulines et Libellule déprimée

L. DÉPRiMÉE, L. depressa, Linn., fig. 1. Longue de dix-huit lignes ; ailes diaphanes avec la base, excepté le bord antérieur, brunes, et les nervures à une bande au milieu jaunâtres ; nervures du reste de l’aile, stigmates allongés, noir mat ; la petite nervure accessoire des ailes qui joint le corps est blanchâtre; le corps est fauve, avec les tibias et tarses noirs ; l’abdomen en dessus est gris pâle, avec des taches jaunes sur les côtés des premiers segments ; la femelle a l’abdomen de même couleur que le thorax, avec des taches plus claires sur les côtés de chaque segment. Cette espèce varie beaucoup, et souvent la femelle a son abdomen de même couleur que celui du mâle, mais la forme la distingue toujours ; cette espèce est une des plus communes des environs de Paris.
L. commune, L. vulgata, Vander. Longue de 18 lignes, abdomen presque cylindrique, corps fauve foncé; pattes jaunes en dessus, noires en dessous, ainsi que tous les tarses; ailes diaphanes ; nervures jaunes; stigmate allongé, brun, bordé de noir haut et bas; nervure accessoire de la base inférieure des ailes blanche. (A. P.)

LIBELLULINES, Libellulinae (ins.) Tribu des Névroptères, de la famille des Subulicornes, ayant pour caractères : antennes courtes, terminées par une soie, mandibules et mâchoires très-fortes ; palpes labiaux aplatis, recouvrant toute la bouche; organes sexuels mâles situés à la base de l’abdomen ; des appendices à son extrémité ; quatre ailes égales, finement réticulées ; tarses à trois articles. Cette section ne formait d’abord qu’un seul genre sous le nom de Libellule dont Réaumur avait fait trois familles ; Degéer sépara aussi les espèces qui ont les ailes relevées dans le repos ; Fabricius, de cette coupe, composa le genre Agrion ; et, divisant l’autre partie encore en deux, sépara les Aeshnes des Libellules proprement dites. Il a formé du tout un ordre qu’il a appelé Odonates, mais qui n’a pas été généralement adopté.
Ces insectes, légers, déliés dans leur taille, ornés de couleurs brillantes, ont de tout temps attiré les regards et ont reçu le nom de Demoiselles, très-approprié à leur gentille figure ; mais ce sont de véritables nymphes chasseresses, et très-carnassières encore ; on les voit continuellement voler en planant au dessus des eaux et dans les allées des bois, saisir avec rapidité les insectes qui se trouvent sur leur passage, de leurs pattes robustes et velues, et s’en servant comme de mains, les porter à leur bouche et les dévorer en peu d’instants ; chez les Libellulines la position des organes mâles nécessite une différence dans la position habituelle des insectes pendant l’accouplement ; le mâle poursuit la femelle avec rapidité, et quand il peut l’atteindre il la saisit avec les appendices situés à l’extrémité de son abdomen au dessus du col, de sorte que, s’il vient à reprendre son vol dans ce moment, les deux insectes se trouvent sur une ligne continue ; souvent la femelle se refuse longtemps aux exigences du mâle, mais alors celui ci ne la quitte pas et l’entraîne partout avec lui ; la femelle finit par se rendre ; elle replie alors son long abdomen au dessous de son thorax et le fait remonter jusqu’à la base de celui du mâle, qui, pour faciliter cette opération, est obligé de courber le sien en dessus ; le reste s’accomplit comme à l’ordinaire; mais dans la position qu’offrent dans ce moment ces insectes, ils ressemblent à une bague que le thorax du mâle dépasse à une place ; nous avons figuré cette disposition en fig. 2. Quelquefois cet accouplement s’opère sur les plantes ; mais souvent aussi cela n’empêche pas ces insectes de voler, et même quelquefois le mâle de chasser sa proie comme à l’ordinaire ; après l’accouplement, la femelle se rend auprès des eaux et ne tarde pas à faire sa ponte; elle s’avance à cet effet sur une branche, une herbe placée au dessus du liquide, et abandonne en un seul paquet tous les œufs contenus dans son abdomen.
Comme nous l’avons dit, les Libellules sont des insectes à taille allongée ; leur corps ressemble à un petit tuyau cylindrique formé de différentes parties presque d’égale grandeur, au moins au milieu, et qui sont les segments ; la tête est transversale, portant latéralement deux très-gros yeux; trois petits ocelles sont situés sur le vertex; les antennes sont de cinq ou six articles et terminées par une soie ; à peine si toute leur longueur égale la moitié de la tête; la bouche se compose, comme celle de tous les insectes broyeurs; le labre est court, large, très-mobile; les mandibules sont très robustes, munies de dentelures aiguës à l’extrémité ; les mâchoires ont le lobe terminal très-développé, corné, très-aigu à l’extrémité, et muni en outre d’épines robustes et de poils raides; le palpe est petit, de deux articles, dont le premier très-court ; la lèvre est courte, transverse ; la langue est au contraire très-grande, bifide à son extrémité ; les palpes labiaux sont de deux articles, dont le premier très-développé, et le second très-court ; par son grand développement, la lèvre recouvre toutes les autres parties de la bouche. Le thorax est presque carré ; les quatre ailes sont de taille et de forme pareilles, seulement les inférieures plus dilatées à la portion dorsale ; leur réseau est très-petit et très-serré; les organes sexuels du mâle sont, comme nous l’avons dit, situés à la hase de l’abdomen sur le premier et le second anneau, mais ces organes, qui ont été long-temps considérés comme les organes essentiels de la génération, ne sont plus regardés maintenant par Ratke, qui s’en est particulièrement occupé, que comme des organes excitateurs, et il pense que les véritables organes sont situés, comme à l'Ordinaire, à l’extrémité de l’abdomen ; les raisons pour et contre entraîneraient dans une discussion anatomique qui serait hors de saison ici ; il suffit que nous ayons indiqué cette dissidence pour diriger vers cet objet l’attention des naturalistes.
Les larves et nymphes des Libellules sont carnassières, aquatiques, et conservent toujours la même forme et la faculté de locomotion qu’elles ont en naissant, ce sont donc des insectes à demi-métamorphoses ; ces larves (fig. 3) ont le corps plus court que l'insecte parfait ; elles acquièrent de bonne heure les rudiments des ailes qui la font paraître sous l’état de nymphes ; leur tête est triangulaire et leurs yeux petits ; les pattes presque semblables à celles de l'insecte parfait ; leur couleur est un gris verdâtre, mais comme elles sont toujours couvertes de vase, il est difficile de la déterminer facilement; ce qu’elles offrent de plus remarquable est leur bouche et leur organe de respiration ; la bouche se compose d’organes broyeurs, comme celle de l’insecte parfait ; mais la lèvre a acquis un développement très-remarquable au moyen de la pièce basilaire, qui est devenue libre et très-longue; dans le repos elle forme, avec la lèvre proprement dite, comme un bras et un avant-bras repliés au coude l’un sous l’autre et appliqués sur la poitrine ; Réaumur nomme cette partie mentonnière, elle est terminée par la languette et les palpes qui ont acquis encore bien plus de développement que chez l’insecte parfait ; Réaumur leur donnait le nom de masque, et les palpes étaient pour lui les volets ; ces palpes, triangulaires, épineux, recouvrent toute la bouche jusqu’au front quand ils sont rapprochés; mais pour garantir ainsi les parties de la bouche il n’était pas besoin que la pièce basilaire et la lèvre fussent aussi allongées; aussi l’ont-elles été dans un autre but ; obligée de marcher sur les plantes aquatiques et n’ayant pas de mouvements bien vifs, cette larve n’aurait pu atteindre sa proie et serait bientôt morte de faim; c’est pour cela que la nature lui a donné dans sa longue lèvre une main, un organe de préhension qui remédie à ce qui lui manque d’agilité; en effet, la larve voit-elle un insecte à sa portée, elle s’en approche doucement, allonge tout à coup ce bras qui était réplié sur la poitrine, écarte les palpes situés au bout en guise de mains, et saisit l’insecte, qu’elle apporte à sa bouche (ci-dessous, fig. 6)

Aeshne et sa larve - reproduction © Norbert Pousseur
Aeshne et sa larve

L’abdomen de ces larves est terminé par des appendices de différentes formes, selon les genres auxquels ils appartiennent; au milieu de ces appendices on voit une ouverture circulaire, souvent bouchée par des chairs, mais qui laissent bientôt voir au milieu d’elles la continuation de l’ouverture. Au-delà on remarque trois valvules formant une soupape, ensuite de laquelle on aperçoit dans le corps un grand vide comprenant les cinq derniers anneaux; ce vide est un réservoir destiné à l’air et à l’eau; quand l’insecte veut le remplir, il écarte les appendices de l’extrémité de son abdomen, relève les valvules, et opérant le vide en faisant remonter vers le thorax un corps formé d’un lacis de vaisseaux trachéens que Réaumur a appelé le tampon, il fait remonter l’eau dans le tube ;
là, au moyen d’un appareil composé de douze rangées de petits follicules qui deviennent des espèces de branchies, l'animal absorbe l’air contenu dans l’eau, et la rejette avec force ensuite par l’anus quand elle lui devient gênante; ce rejet sert aussi chez lui à la progression, et peut-être à la défense, et il est probable qu’il sert quelquefois uniquement dans ce but; on a cru remarquer sur la partie extérieure du corps des stigmates; mais l’observation que l’on a faite, que l’insecte ne périssait pas en les bouchant avec de l’huile, aurait dû seule faire concevoir que ces stigmates n’étaient là que rudimentaires, et représentaient ceux qui se trouveront un jour dans l’insecte parfait.
Les larves de cette tribu vivent près d’une année dans l’eau, et dans cet intervalle elles changent plusieurs fois de peau; quand arrive leur dernière métamorphose, elles sortent de l’eau en montant au long de quelques plante aquatique, et s’y fixent la tête en haut. Il se passe quelquefois une heure, quelquefois un jour avant que la métamorphose s’opère; dans ce moment le fourreau se fend sur le corselet, la Libellule dégage sa tête et ses pattes, mais pour pouvoir les tirer entièrement elle se renverse la tête en bas; quand ses pattes sont dégagées, elle s’en fait un point d’appui sur la plante pour tirer le reste de son corps de son enveloppe ; les ailes sont alors étroites et plissées dans leur longueur; mais bientôt, l’air pénétrant dans les rameaux trachéens qui les garnissent, elles se tendent, se sèchent et permettent à l’insecte de prendre son vol ; ce n’est cependant guère avant une heure ou deux, selon la chaleur de l’atmosphère, que cette fonction peut s’exécuter (1ère gravure, fig 4 et 5).
Les genres de cette tribu sont les Libellules, les Aeshnes et les Agrions. (A. P.)

 

 

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