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Mini-série photographique de la première semaine de janvier 2014

Kaki au goût d'une nouvelle année douce-amère

 

 

Kaki et son attache - © Norbert Pousseur

... kaki rond et lisse comme une promesse parfaite ...       Photographie Norbert Pousseur
Provence - 2013 - Num 21 Mpx - 5d2e_2689


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Fruits qui s'élèvent dans le ciel comme des voeux pour une nouvelle année. Mais aussi fruits un peu âpres et doux-amers comme peuvent l'être les promesses de jours meilleurs en ces années un peu difficiles en Europe.

Ces fruits d'un orange vif, appelé couramment Kakis, éclaboussent les arbres et les jardins de leur couleur vive au milieu des teintes uniformes de début d'hiver dans les régions sans neige.
Ce type de fruit correspond parmi les différentes descriptions rassemblées à celui connu sous le nom de coing de chine, ou plaquemine de chine, ou figue caque du japon.
Mais il est vrai que ces 2 dernières sortes ont été relativement récemment importées d'Asie, ce qui explique certaines imprécisions dans le texte le plus ancien de 1833.

 

Ci dessous quelques descriptions du plaqueminnier provenant du dictionnaire de Vorepierre de 1867
et d'agriculture de Barral et Sagnier de 1892,
et en fin de page, en complément, celle du dictionnaire d'Hhistoire naturelle de Guerin de1833

(Barral et Sagnier de 1892) PLAQUEMINIER (arboriculture). — Le Plaqueminier (Diospyros) est un arbre de la famille des Ébénacées. On peut en compter quatre espèces principales : le Diospyros Lotus, le D. Virginiana, le D. Ebenum, le D. Kaki.
Les deux premières ne sont guère considérées que comme des arbres d’ornement, bien qu’elles donnent des fruits mangeables. On les rencontre assez communément dans les jardins. Leur multiplication se fait par graines, mais le plus souvent le D. Virginiana se greffe en fente sur le D. Lotus. Les graines se sèment en terrines placées sur couche tiède afin de faciliter la levée des jeunes plants. Plantés ensuite à demeure, ils supportent bien les froids de l’hiver, surtout lorsqu’ils ont acquis un certain développement.

Le D. Lotus préfère une terre plutôt légère que forte, tandis que le D. Virginiana demande un sol riche et substantiel. Dans ces conditions, ces deux arbres atteignent de 8 à 10 mètres de hauteur.

Le D. Ebenum ou Plaqueminier ébénier est un grand arbre qui fournit le bois d’ébène, si recherché et si employé dans l’industrie dite de l’ébénisterie. Il ne prospère que dans les contrées chaudes.

C’est le Plaqueminier du Japon (Diospyros kaki) qui présente pour nos pays le plus d’intérêt. C’est un véritable arbre fruitier dont la culture commence à se répandre dans le midi de la France et en Algérie. Les variétés de Plaqueminiers fruitiers du Japon, de Kakis ainsi qu'on les appelle vulgairement, sont très nombreuses.
Les fruits, nommés aussi figues-caques, diffèrent beaucoup de forme, de couleur, de volume.
Les uns se mangent à l’état naturel, c’est-à-dire arrivés à leur maturité ordinaire, les autres au contraire à l’état blet comme les nèfles. Pour ces derniers, cela est nécessité par la quantité de tanin qu'ils renferment. Il faut que ces fruits aient perdu leur astringence par une sorte de sur-maturation. On distingue des Kakis d'été et des Kakis d’hiver à chair plus ferme. Ils se consomment ou frais ou secs ; pour ces derniers, après les avoir pelés, on les expose au soleil pendant un mois environ, puis on les aplatit et on les conserve en caisse.
D'après M. l'ingénieur de la marine Dupont, qui a eu l’occasion d'étudier au Japon la culture des Kakis et à qui l’on doit l'introduction en France des meilleures variétés de cet arbre, les Kakis sont très rustiques; ils supportent bien les froids du Japon où ils atteignent les dimensions de nos plus beaux Pommiers. Leur multiplication se fait par la greffe sur le D. Virginiana ou le D. Lotus. On la pratique en fente.
Toutefois la reprise offre une certaine difficulté à cause de la dureté du bois et aussi parce que le greffon tend à entrer en végétation avant que le sujet sur lequel il est appliqué soit bien en sève. Au bout de trois années de greffe, un Kaki commence à fleurir. Les fleurs s’ouvrant de très bonne heure ont à craindre d’être détruites par les gelées du printemps; c’est là le principal inconvénient que présente la culture de cet arbre. Mais comme la floraison est successive et peut durer jusqu’en juin et juillet, on a chance encore d’avoir une récolte qui arrivera à maturité. Malgré le défaut que nous venons de signaler, le Plaqueminier du Japon prendra dans les contrées où il résistera aux froids de l’hiver et à ceux du printemps une place marquée dans les cultures. La rapidité avec laquelle il se met à fruit, son extrême fertilité et la qualité de ses fruits, lorsqu’ils sont de variétés bien choisies, lui assurent un avenir mérité. A.

ÉBÉNACÊES. s. f. pl. T. Bot. ( Vorepierre de 1867 )
Enc. — Famille de végétaux exogènes périgynes, dépourvus de stipules, à fleurs dichlamydées et monopétales, à placentas axiles ou pariétaux, et à stigmate sessile et rayonné.— Caractères bot. : Arbres ou arbrisseaux non lactescents et à bois dense et pesant. Feuilles alternes, entières, coriaces, sans stipules, et articulées avec la tige d’une manière très-peu apparente. Inflorescence axillaire. Fleurs unisexuées par avortement, rarement hermaphrodites ; les mâles offrant un ovaire rudimentaire, les femelles quelques étamines stériles. Calice présentant de 3 à 7 divisions, à peu près égales, persistant. Corolle monopétale, hypogyne, régulière , caduque, un peu coriace, ordinairement pubescente en dehors, et glabre en dedans, avec un limbe partagé en 3-7 divisions, imbriquée dans l’estivation. Étamines définies, insérées sur la corolle, ou bien hypogynes, en nombre double de celui des segments de la corolle, quelquefois en nombre quadruple, et alors alternes avec eux, souvent insérées par paires à la base de ces mêmes segments et alors ni opposées ni alternes avec eux; filets simples dans les espèces hermaphrodites, généralement doubles dans les espèces polygames et dioïques : chacune de leurs divisions porte des anthères, mais la brandie interne est en général plus petite ; anthères fixées par leur base, lancéolées, biloculaires, s’ouvrant longitudinalement, quelquefois barbues; pollen sphérique, lisse. Ovaire sessile, dépourvu de disque, pluriloculaire, chaque cellule renfermant 1 ou 2 ovules suspendus à son sommet. Style divisé, rarement simple ; stigmate bifide ou simple. Fruit charnu, rond ou ovale, souvent oligosperme par avortement: son péricarpe s’ouvre quelquefois d’une manière régulière. Graines à test membraneux de la même forme que l'albumen, qui est cartilagineux et blanc; embryon situé dans l’axe de la graine ou très peu en dehors, droit, blanc, en général moitié plus long que l'albumen; cotylédons foliacés, à nervures fines, étroitement appliqués l’un contre l’autre, ou quelquefois légèrement séparés; radicule cylindrique plus ou moins allongée, supère et dirigée vers le hile.

Les différentes parties du plaqueminier, gravure extraite du dictionnaire de Vorepierre  - reproduction Norbert Pousseur
1. Diospyros Lotus; 2. Maba elliptica ;
3. Fleur ; 4. Corolle de fleur mâle coupée ;
5. Calice et pistil ; 6. Fruit ;
7. Coupe du même ; 8. Coupe verticale d’une graine.


Cette famille renferme 9 genres et environ 100 espèces, qui presque toutes habitent l’Inde et les régions tropicales. En Europe, nous n’avons que le Diospyros Lotus ou Plaqueminier d'Italie. Dans l'Amérique du Nord, le Diosp. virginiana remonte jusqu’à la latitude de New-York. On rencontre aussi quelques Ebénacées au cap de Bonne-Espérance et dans la Nouvelle- Hollande. — A très-peu d’exceptions près, les espèces de cette famille se font remarquer par la dureté de leur bois : telles sont surtout les espèces du genre Diospyros ou Plaqueminier, et particulièrement les Diospyros ebenus (Ebénies), ebenaster, melanoxylon, Mabolo, tomentosa et Roylei. Leur bois de couleur noire, quelquefois veiné de lignes blanches ou brunes, est extrêmement recherché sous les noms d'Ébène et de Bois de fer. Le fruit des Plaqueminiers est remarquable par sa saveur acerbe avant d’être arrivé à maturité. Aux États-Unis, on mange, comme chez nous les Nèfles, le fruit du Plaqueminier de Virginie, après l’avoir fait mûrir sur la paille. Celui du Diospyros Kaki nous est quelquefois apporté de Chine à l’état confit. On croit aussi que le fruit appelé Pomme Kau par les colons du sud de l’Afrique est produit par une autre espèce du même genre. L’écorce astringente du Diosp. virginiana a été employée avec succès aux États-Unis, comme fébrifuge, ainsi que dans le choléra des enfants et dans les formes les plus graves de la diarrhée du Mississipi. Cet arbre produit en outre une espèce de gomme. Le fruit du Diospyros glutinosa, ou Embryopteris, est tellement glutineux, qu’au Bengale on s'en sert pour enduire les bateaux.

 

Voir aussi l'article de Wikipedia sur les Kakis

 

Photo de la semaine 1 de l'année 2014

Présentation générale Le même en espagnol : Caqui cuyo gusto está como el de un nuevo año dulce y amargo Le même en anglais :
Persimmon to the taste of new year bittersweet
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Utilisez la fonction zoom après avoir cllqué sur une des imagettes,
l'une des kakis non encore mûrs, et l'autre de kaki en coupe avec feuilles

Kakis non encore mûrs - © Norbert Pousseur Kakis en coupe -  Norbert Pousseur 

 

 

 

 

 

Plaqueminier chargé de kakis - © Norbert Pousseur

... plaqueminier en fruits, comme un arbre à cadeaux ! ...      Photographie Norbert Pousseur
Provence - 2013 - Num 21 Mpx - 5d2e_2652

 


 

Silhouette de plaqueminier à l'automne - © Norbert Pousseur

... couleur et branchage en silhouette comme une promesse dressée dans le ciel ...      Photographie Norbert Pousseur
Provence - 2013 - Num 21 Mpx - 5d2e_2662

 


 

Kaki sur sa branche - © Norbert Pousseur

... un fruit tentant à manger mais cependant pas encore mûr ...      Photographie Norbert Pousseur
Provence - 2013 - Num 21 Mpx - 5d2e_2687

 

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Descriptions du plaqueminnier provenant du dictionnaire d'Hhistoire naturelle de Guerin - 1833

PLAQUEMINIER, Diospyros, L. (bot. phan.) D’après l'étymologie grecque du nom appliqué à ce genre de la Polygamie dioécie, type de la famille des Ebénacées, on pourrait croire que toutes les espèces de Plaqueminiers donnent des fruits agréables, véritable mets des Dieux. Il s’en faut de beaucoup, comme nous allons le voir; et celles qui sont le plus estimées ne méritent certainement pas d’être rangées parmi les arbres à fruits délicats, quoique leurs fruits soient bons à manger.
Tous les Plaqueminiers croissent naturellement dans les contrées chaudes et tempérées des deux hémisphères ; ce sont des arbres de troisième grandeur et même de simples arbrisseaux, à feuilles simples et alternes, à fleurs mâles et femelles séparées sur deux individus différents, quelquefois portant aussi des fleurs monoïques sur les pieds femelles. Chacune de ces fleurs présente un calice persistant, infère, dont les divisions profondes varient, selon les espèces, de quatre, cinq à six ; une corolle monopétale, urcéolée, attachée au fond du calice, partagée en son limbe en quatre, cinq et six découpures réfléchies. Les étamines des fleurs mâles, au nombre de huit à seize, sont portées sur des filets très courts, insérés à la base de la corolle, que couronnent des anthères linéaires, longues, velues, terminées en pointe, et s’ouvrant en leur sommet par deux petites fentes longitudinales ; près d’eux un tubercule central, informe,tient lieu du pistil avorté. Dans les fleurs femelles, la corolle est généralement plus courte, l’ovaire est supère, arrondi, saillant en son centre, où se montrent quatre, cinq et six styles simples, terminés par autant de stigmates quelquefois bifides ; il lui succède une baie globuleuse, charnue, à huit ou douze loges, soutenue et entourée à sa base par le calice. Une graine très dure, verdâtre, comprimée latéralement, amincie en angle à sa face intérieure, est contenue dans chaqie loge. Au sein d’un gros périsperme est caché un petit embryon cylindracé ; la radicule est très longue, surtout relativement aux cotylédons, qui sont fort courts.
Quoique ce genre soit composé de nombreuses espèce, je n’en citerai que quatre comme les plus intéressantes ; l’une, naturalisée dans l’Europe méridionale, l’autre originaire de l’Amérique du Nord ; la troisième qu’il est possible d’introduire dans nos cultures d’agrément, et la quatrième célèbre dans le commerce comme fournissant un très beau bois noir. Quand Linné créa le genre, il s’appuya sur une seule espèce et dut nécessairement commettre quelques erreurs, comme Desfontaines l’a démontré en 1805 en examinant le genre Royena. Plusieurs des espèces rangées dans ce dernier genre font aujourd'hui partie de celui des Diospyros, et ses caractères ont été définitivement établis comme nous venons de les exprimer.

Plaqueminier faux Lotier, P. lotus, L., que G. Bauhin appelait le Lotier d’Afrique, Matthioli le faux Lotus, J. Bauhin et Tournefort Gualacana, est un arbre qui monte à douze ou quatorze mètres de haut, garni de branches étalées, se divisant en rameaux recouverts d’une écorce jaunâtre. Ses feuilles sont courtement péliolées, luisantes, d’un beau vert en dessus, pins pâles et légèrement rougeâtres en dessous, chargées en leurs bords comme sur leurs nervures de quelques poils courts, écartés, seulement visibles à la loupe. Les fleurs naissent sur les jeunes pousses de l’année ; elles partent de l’aisselle des feuilles, sont petites, solitaires et s’épanouissent en juin et juillet. Les baies qui leur succèdent sont charnues, globuleuses, de la grosseur d’une cerise ordinaire, jaunâtres, partagées intérieurement en huit loges contenant chacune une graine, et accompagnées à la base par le calice persistant, divisé en quatre parties égales, un peu plus longues que les lobes roussâtres et enroulés de la corolle.
Ces fruits acerbes, très astringents, mûrs à la fin de l'été, que l’on rend supportables en les soumettant à la cuisson et en les couvrant de sucre, passèrent, durant près de trois siècles, pour être le fameux Lotus des anciens, lequel faisait les délices habituels des peuples africains appelés lotophages ; c’est une erreur complète. Le Plaqueminier existait en Egypte en grande quantité du temps de Théophraste, et il n’a pu le confondre avec le Rhamnus lotus qu’il a si bien décrit dans son histoire des Plantes. Les fruits du Plaqueminier étaient sans doute cueillis par les enfants et les pauvres, mais ils ne figuraient point sur les tables et n'étaient point rangés parmi les fruits comestibles proprement dits.
Le bois du Plaqueminier est dur, assez compacte pour être employé utilement; il a seulement l’inconvénient de croître avec lenteur. L’arbre n'est point difficile sur le sol ; il vient facilement en pleine terre sous la latitude de Paris ; il y supporte les plus grands froids, quoique originaire des régions chaudes. On le multiplie de semences et par le moyen de ses rejetons. Je l’ai vu superbe en Italie ; il prospère sur la côte septentrionale de l'Afrique, mais il ne s’y trouve plus que cultivé, quoique l’on ait dit et imprimé le contraire.

Une autre espèce que nous ont fournie les Etats-Unis de l'Amérique, surtout la Virginie et la Louisiane, où il abonde aux lieux humides, c’est le Plaquemier de Virginie, D virginiaca, L., connu dans sa patrie sous les noms vulgaires de Pishamin et de Persimon. Cet arbre parvient à la hauteur de six mètres, de dix et même plus; il a le port du précédent, mais on ne peut les confondre en voyant ses branches courtes, ses feuilles plus allongées et terminées en pointe, ainsi que ses fleurs assez agréables, réunies souvent plusieurs ensemble dans les aisselles des feuilles. Ses fruits, ronds, lisses, à peu près du volume d une prune, sont astringents et bons à manger au mois de novembre lorsqu’ils ont acquis leur parfaite maturité, et que la gelée les a rendus mous. Leur goût est flatteur ; les moutons les recherchent avec avidité. L’on en prépare un excellent vinaigre ; et au moyen de la distillation on en retire une eau-de-vie que l’on m’assure avoir beaucoup de rapport avec le rhum des Antilles. La pulpe, dépouillée du noyau et mise au four, donne une espèce de confiture sèche qui se conserve pendant une année et constitue l’une des provisions d'hiver pour les voyageurs. En pétrissant ce fruit avec du son, on forme des gâteaux qui servent à faire de la bière : on délaie cette sorte de pâte dans de l’eau tiède ; on additionne un peu de houblon et du levain, pour aider à la fermentation, et la liqueur obtenue est agréable à boire. Le bois de cette espèce est d’une couleur brune et d’une contexture assez belle pour décider à l’employer aux ouvrages du tour. Dans la Pennsylvanie, le Maryland et la Virginie, il sert à faire des poulies, des maillets et des montures de fusil et d’outils.
Semées sur un sol léger, à l’ombre et au printemps, les graines de cette espèce, recouvertes de quatorze millimètres de terre, n’exigent que quelques arrosements ; au bout de six semaines, rarement plus, le plant paraît ; s’il a fait quelques progrès durant l’été, l’on peut le repiquer l’année suivante. Je l’ai vu prospérer dans plusieurs localités de nos départements du sud-est ; les deux plus beaux pieds existent sur le boulevard de la jolie petite ville de Riez ( Basses -Alpes) ; leur plantation y date de 1787 : on les y connaît sous le nom vulgaire de Néflier d'Amérique. Le Plaqueminier de Virginie pousse quantité de rejetons, ce qui facilite singulièrement sa multiplication. Il vient aussi très bien de marcottes.

On préfère aux fruits de celte espèce ceux du Plaqueminier caque, que Koempfer nous a fait connaître, que Linné fils a nommé Diospyros kaki, et qui croît naturellement au Japon. Ils sont gros comme une prune, d’un beau rouge cerise et d’une saveur si agréable, qu’on les appelle dans le commerce Figues caques. On cultive l’arbre qui les produit dans quelques jardins du Midi ; nos départements du Nord ne peuvent l’avoir qu’en caisse, afin de le rentrer l’hiver et de le mettre à l’orangerie. Cette espèce ressemble beaucoup aux deux précédentes pour le port ; ses jeunes rameaux se revêtent d’un léger duvet; ses feuilles, pointues par les deux extrémités, sont plus grandes, ovales, luisantes en dessus, cotonneuses en dessous ; ses fleurs, portées sur des pédoncules solitaires, recourbés et velus, se montrent constamment deux ensemble.

Au sein des forêts de Madagascar, du Ceylan cl sur toute la côte méridionale de l’Asie, on trouve, sous le nom de Plaqueminier Ébène, P. ebenum (Linn. fils), un très grand arbre, glabre en toutes ses parties, aux rameaux à écorce grise, les florifères noirâtres, garni de feuilles alternes, peu pétiolées, oblongues, très entières, coriaces, obtuses, luisantes, d’un vert foncé et souvent tacheté en dessus, blanchâtres et chargées de nervures en dessous ; il porte de trois à quinze fleurs réunies ensemble, asilaires et sessiles, auxquelles succèdent des baies ovoïdes, brunes, que l’on mange particulièrement aux îles Philippines : leur pulpe, molle et blanche, exhale, dit-on, l’odeur d’une Pomme de reinette. C’est de cet arbre que nous vient le bois d’ébène, dont la belle couleur noire contraste avec l'aubier très-épais qui l’enveloppe et dont la teinte est d’un blanc assez pur. Ce bois est très dur prend un superbe poli, et est fort recherché pour les ouvrages de marqueterie. Les ébénistes, qui ne peuvent point se le procurer, le remplacent par le Poirier qu’ils colorent en noir avec une décoction de noix de galles et d’alun étendue à l’aide d’une brosse rude, et qu’ils lustrent ensuite avec un peu de cire chaude. La fraude se découvre aisément en employant un acide. Le Plaqueminier ébène offre un bon nombre de variétés qui n’ont pas toutes un bois d’une couleur aussi profonde. Une d’entre elles, appelée par les créoles de Mascareigne Sapat negio, donne un fruit très gros, assez semblable, pour la forme, au melon cantaloup galeux.

En cette même île, on cultive, sous le nom vulgaire de Coing de la Chine, une espèce fort peu connue du Plaqueminier, le Diospyros aurantiaca, arbrisseau peu difficile sur la nature du sol, perdant ses feuilles tous les ans et, comme le Sorbier, conservant longtemps, après leur chute, des fruits de la grosseur et de la couleur d’une orange, d’où son nom scientifique est tiré. Ces fruits, d’abord d’une âpreté révoltante, acquièrent de la qualité quand on les laisse, dans le fruitier, prendre le dernier degré de maturation ; ils ont alors le goût et le parfum du coing : on en prépare des confitures très estimées. Cet arbre est originaire de la Chine.

Voir aussi l'article de Wikipedia sur les Kakis

 

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