Accueil Présentation Collections 900 photos Photos hebdo Lieux Personnages

 

Photographie de la quatrième semaine de septembre 2012

Verres à boire

 

 

Rangée de verre à vin - © Norbert Pousseur

... verres à vin attendant des invités ...       Photographie Norbert Pousseur


Série précédente :
Araignées
Autres photos ci-dessous
Vers la présentation des photographies hebdomadaires
Autres photos en bas Série suivante :
Gants en détresse

Ferrières, Île de France - 1994 - Neg 6x6 - n120a94p032v13


 

Fin septembre, c'est l'époque des foires aux vins. Époque durant laquelle les amateurs garnissent leur cave, ou ce qui en tient lieu, et si leur budget le leur permette.

L'occasion de ressortir quelques photos de verres à boire...

Les rangées, amas de verres étaient en place dans le parc du château de Ferrières pour une réception, en attente de la fermeture des lieux au public (autres photos du parc de ferrières dans un autre de mes sites).

Les autres illustrations proviennent d'un ancien café près de Coupvray, laissé à l'abandon quelques années après sa destruction complète par incendie.
Les verres étaient encore en place, posés sur les ruines du bar, mais tous éclatés sous la chaleur.

 

Lire ci-dessous des articles sur le verre extraits du dictionnaire de 1690 de Furetière et voir aussi l'article de Wikipedia

Photo de la semaine 39 de l'année 2012

Parcourir les sujets du trimestre en cours

 

 

 

Cette présentation de verre après un incendie,
peut être agrandie dans ce cadre jusqu'à 80% de sa taille réelle de prise de vue,
en utilisant la fonction zoom

 

 

 


 

Rangée de verres à eau - © Norbert Pousseur

... verres à eau, pour des boissons en fin de soirée ...       Photographie Norbert Pousseur
Ferrières, Île de France - 1995 - Neg 6x6 - n120a95p014v02


 

Amas de verres à vin - © Norbert Pousseur

... verres empilés au soleil couchant ...       Photographie Norbert Pousseur
Ferrières, Île de France - 1995 - Neg 6x6 - n120a95p014v05


 

Verres brisés - © Norbert Pousseur

... débris de verres incendiés ...      Photographie Norbert Pousseur
Île de France - 1994 - Neg 6x6 - n120a94p010v13

 


 

Verre incendié - © Norbert Pousseur

... verre sur son bar incendié, pour symbole de destruction ?...      Photographie Norbert Pousseur
Île de France - 1994 - Neg 6x6 - n120a94p030v06


 

 

 

Haut de page

 

Articles sur le verre, du dictionnaire de Furetière, édition de 1690

VERRE, f. m. Corps diaphane fait par art. Il tient le milieu entre les métaux & les pierres. Il est fusible comme les métaux, mais il n’est pas malléable. C’est le dernier ouvrage que l’art peut faire par le moyen du feu ; car tous les métaux à force du feu se tournent enfin en verre, & la terre même, comme on voit aux briques trop cuites, qui se vitrifient. Le verre se fait avec des cailloux blancs & reluisants, ou avec du sable blanc bien lavé, & avec du sel alcali, ou de l’herbe de soude ; ou bien pour faire du verre commun, du sel de cendres de fougère : le tout dans un feu de réverbère très-violent. On en fait aussi avec des cristaux de roche fondus. On fait le beau verre avec de la soude du Levant & du sable blanc. On y met un peu de manganèse pour ôter le verdâtre de la soude ; & si on en met beaucoup,  il fera d’un rouge de pourpre. Le verre qui a une faible teinte de rouge est très-propre pour faire des verres objectifs & des lunettes d’approche. On fait le verre jaune avec de la seule rouille de fer. On le fait de couleur bleue ou d’aigue marine, en y mettant du cuivre rouge calciné plusieurs fois, & y ajoutant un peu de soufre calciné. On fait du verre vert avec le cuivre calciné & la rouille de fer, ou avec le minium , c’est à dire, la chaux rouge de plomb. On le fait violet, en y mêlant du soufre & de la manganèse. La diaphanéité du verre vient de ce qu’il a ses pores tout droits & vis à vis les uns des autres ; & sa polissure, de ce qu’ils sont extrêmement petits,  jusque là que les eaux fortes & régales n’y peuvent pas entrer, quoi qu’elles entrent bien en ceux de l’or. C’est une imagination de croire qu’on ait jamais eu l’invention du verre malléable,  parce que s’il était ductile, il perdrait sa principale qualité , qui est la transparence, laquelle ne peut subsister, que tant que les pores seront vis à vis les uns des autres. On a vu en Allemagne des bouteilles d’un verre si délié par le fond, qu’on les pouvait rendre convexes ou concaves en soufflant, ou en attirant l’air doucement : ce qui montre qu’il peut y avoir quelque flexibilité dans le verre. L’esprit du sel très-bien rectifié ronge le verre, & en dissout tout le tissu, en sorte qu'il devient friable. On dit un carreau de verre , des châssis de verre, des bouteilles, fioles, cloches, matras faits de verre. Cela est fragile & cassant comme du verre. Ce mot vient du Latin vitrum.

Un plat de verre, est une grande pièce ronde de verre qu’on taille pour faire des panneaux de vitres. II a un nœud au milieu qu’on appelle œil de bœuf. Une table de verre, est un grand morceau de verre carré qui se coule sur le sable. On l’appelle verre de Lorraine, quoi qu’il s’en fasse dans les autres verreries ; & on s’en sert aux portières de carrosse.
On appelle aussi un œil de verre, un œil fait d’émail au feu de lampe, dont se servent les borgnes pour réparer un peu la difformité de l’œil qui leur manque.
Verre de lunette, est un verre taillé dont on se sert pour faire des lunettes à longue vue. On en fait aussi pour les microscopes. Il y a des lunettes à deux & à quatre verres. Le verre objectif, est celui qui est le plus éloigné de l’œil, & qui est taillé en portion d’une grande sphère convexe. Le verre oculaire, est celui qui est le plus près de l’œil, qui est concave , & une portion d’une petite sphère. Il y a des verres ophtalmomètres, ménisques &c. pour diverses sortes de lunettes.
Verre, signifie aussi un petit vase dont on se sert à table pour boire , qui est de même matière. II est ordinairement de la figure d’un cône renversé ou d’un cylindre, & est posé sur un pied ou une patte. Un verre de fougère, de cristal de Venise.
On dit boire à plein verre, quand on boit un rouge bord. Donnez en dans le cul du verre , c’est à dire, un fort petit coup. On dit des débauchés, qu’ils sont toujours parmi les verres & les pots, qu’ils choquent les verres, qu’ils vident les verres, &c.
Verre, se dit aussi de ce que contient le verre. Un bon verre de vin, c’est un demi-setier de Paris. On peut gagner le ciel en donnant un verre d eau au nom de Dieu à ceux qui en ont besoin.
Verre dormant, est une petite fenêtre qu’on peut faire dans le mur qui regarde sur le voisin, où il y a un verre scellé en plâtre qui ne s’ouvre point. La coutume de Paris règle l’usage des verres dormants.
Verre, se dit proverbialement en ces phrases. Ne boira-t-on jamais dans votre verre ? pour dire, Ne peut-on point faire un petit repas avec vous ? On dit aussi au cabaret, Qui casse les verres les paye. On dit encore pour railler ceux qui se laissent tomber, Si son cul eût été de verre, il eut été cassé.

Verrée. f. f. Plein un verre. Il  faut prendre cette médecine, cette tisane en deux ou trois verrées; on en peut prendre deux verrées à la fois.

Verrerie, f. f. Lieu où on fait le verre. La plus belle verrerie du monde est celle de Murano proche de Venise. Une verrerie consomme prodigieusement de bois.
Verrerie, signifie aussi l’art de faire le verre. La verrerie  a été trouvée par hasard, comme rapporte Pline, liv. 36. Il dit que des Marchands faisant cuire leur viande sur le bord de la mer, & n’ayant point de pierre pour mettre fous leur marmite, tirèrent du navire des morceaux de nitre, qui étant mêlé avec le sable, firent couler une liqueur luisante qui était du verre. Mais il se trompe,  quand il ajoute que pour en perfectionner l’art, on y ajouta du magnes lapis, qu’il dit attirer la liqueur du verre comme le fer ; car il a pris magnes, aimant,  pour la magnésie, qui est une simple pierre qui entre à la vérité en la composition du verre pour le blanchir, mais qui n'a aucune vertu attractive ni du fer, ni du verre.

Verrerie, se dit aussi des ouvrages de verre. Les Verriers sont marchands de menues verreries, Il y a des curieux qui remplissent leurs cabinets de cristaux & de plusieurs pièces rares de verreries.

VERRIER, f. m. Ouvrier qui travaille aux verres. Un Gentilhomme Verrier. La profession de Verrier est noble ; les Verriers ont eu le privilège de ne point déroger.

Verrier, est aussi le Marchand qui vend des verres, soit en boutique, soit par les rues : & on dit proverbialement d’un homme qui marche vite, qu’il va comme un Verrier de charge.

 

 

 

Série précédente :
Araignées
Haut de page
Vers la présentation des photographies hebdomadaires
Haut de page Série suivante :
Gants en détresse

 

droits déposés
Dépôt de Copyright contre toute utilisation commerciale
des photographies, textes et/ou reproductions publiées sur ce site
Voir explications sur la page "Accueil"

 

Plan de site Recherches Qualité Liens e-mail