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Mini-série photographique

La mode au gré des transformations de la société


 

La mode de 1828 à 1870, reproductions de gravures - © Norbert Pousseur

Évolution de la mode féminine entre 1828 et 1870.
La jeune femme en rose de 1828 porte la tenue la plus légère.
Les suivantes, 1836, 44 et 52 sont plus empesées mais encore relativement libres.
Les 2 dernières, 1869 et 70 (veille de la guerre de 1870) donnent une impression de lourdeur et de rigidité.
On passe en France de toilettes pleine de légèreté, à de lourdes robes empesées,
et ce sur une période de 50 ans, de 1830 à 1880   
Reproductions extraites de divers ouvrages de Mode.
  Photographie Norbert Pousseur
Montage de reproductions - 2015 - largeur 81x38cm - mode-temps

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La mode ancienne et ses gravures de jeunes femmes permet de suivre les évolutions de la société.

Possesseur de plusieurs ouvrages de mode, j'en ai publié pour l'instant une cinquantaine de gravures sur un de mes autres sites pour mettre en valeur le charme de ces dessins d'époque.

Dans un autre esprit, cette page-ci essaie de montrer que ces gravures mettent en relief les évolutions de nos sociétés, les habits étant bien un marqueur de l'esprit du temps.

En 1870 la mode 'parisienne' n'était sans doute portée que par une 'élite' mais tout au moins rencontrait-on ces dames et messieurs dans les rues et parcs, de façon courante, comme le montre diverses gravures de l'époque.
De plus les journaux de mode de cette période en détaillait les patrons, de telle façon que toute personne qui pouvait se permettre l'achat de ces revues puisse réaliser ou faire réaliser les jupes, robes, corsages et paletots montrés.

A présent on voit des habits de grands couturiers dans les reportages télévisés, mais où les porte-t-on si ce n'est dans des soirées privées... C'est certainement le signe d'une société plus élitiste, moins démocratique... Les journaux de mode actuels font, eux, plutôt le point sur les tendances des prêts à porter quotidiens. Ainsi actuellement les habits d'un style totalement débridé sont ceux de la haute couture, alors que ceux rencontrés dans les rues sont très souvent unisexes et peu inventifs et très utilitaires (mais sans oublier les personnes pour qui l'habit semble être le reflet d'un repli sur soi ou sur une communauté).

Personnellement la Mode m'indiffère (pour moi-même et pour les autres). Par contre il me semble évident qu'il s'agit d'un marqueur de société. J'en fait ici le constat visuel - je laisse à d'autres un travail de réflexions sur les paramètres sociaux qui en découle.


Photos en mini-série de l'année 2015

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La mode de 1760 à 1810, reproductions de gravures - © Norbert Pousseur

De gauche à droite, un groupe de bourgeois de 1760, une bourgeoise de 1780 et une 'merveilleuse' de 1810.
On voit ici aussi, de façon presque plus flagrante, l'état de la société à la veille de la Révolution,
à travers ses habits, et comment elle est transformée 30 ans plus tard.
Gravures extraites des 'Costumes coloriés des parisiens à toutes les époques',
complément de 'Paris à travers les siècles' de Henri Gourdon de Genouillac.
     Photographie Norbert Pousseur
Montage de reproductions - 2015 - original 47x26cm - mode-1760-1810


 

Reproduction du 'Monde en estampes'  - France  - © Norbert Pousseur

Les costumes en France vers 1858 - de gauche à droite :
une cauchoise, des maconnaises à l'arrière plan, un couple de bretons,
des montagnards des Htes Pyrénées, des parisiens, et un jeune savoyard.
Le couple de parisiens est représenté dans des toilettes telles qu'on en trouvait proposées dans toutes les revues de mode de l'époque.      Photographie Norbert Pousseur
Reproduction du 'Monde en estampes' - original 18x24cm - mode-france

Reproduction du 'Monde en estampes' Les parisiens - France  - © Norbert Pousseur


Détail de la reproduction ci-dessus - Le couple de parisiens

 


 

Reproduction du 'Petit journal' du 21 mars 1897  - © Norbert Pousseur

Parisiennes visitant le Jardin d'acclimatation en 1897 - longue robe sévère qui peut être agrémenté par un corsage plus fantaisie (femme à l'arrière-plan) et des chapeaux surchargés de fleurs. Un style empesé qui côtoyait à la même période des tenues beaucoup plus audacieusement libres (voir la reproduction ci-dessous).      Photographie Norbert Pousseur
Reproduction du Petit journal de1897 - 2015 - original 36x26cm - 5d2f_1941

 


 

Un noce à vélo, reproduction du 'Petit Journal' du 28 mars 1987 - © Norbert Pousseur

La jupe-culotte a vu le jour, semble-t-il, avec l'utilisation de la bicyclette par les dames. Nous avons ici la représentation de la scène du mariage en 1897 de M. Pécolle et Mlle Latourne. - Il est précisé dans l'article du 'Petit journal' que les hommes portaient des culottes de soie ...      Photographie Norbert Pousseur
Reproduction du Petit journal de1897 - original 26x36cm - 5d2f_1943

 


 

Reproduction de tableau de Ferdinand Roybet, extrait du 'Petit Journal' de 1893 - © Norbert Pousseur

Autre reflet des années 1890 - cette reproduction d'un tableau
de Ferdinand Roybet, exposé en 1893, met en scène une fermière dans sa tenue de tous les jours, riant aux avances d'un bellâtre en manteau chamarré.
En fait les vêtements de tous les jours de cette fermière pourraient être contemporains, alors que la toilette plus recherchée de l'homme est bien celle d'une époque révolue.
      Photographie Norbert Pousseur
Reproduction du Petit journal de1893 - original 26x36cm - 5d2f_1945

 


 

Jeune femme en jean et veste au col de fourrure - © Norbert Pousseur

En l'an 2010 la mode est très minimaliste, la mode quotidienne étant marqué, comme ici, par de légers détails, tel les fausses usures du jean, les rebords retournés au ras des souliers, le sac soigneusement choisi, la petite veste au col de fourrure.      Photographie Norbert Pousseur
Paris - 2010 - Num 21 Mpx - 5d2_5894

 


 

Femme en jupe courte en tissu de jean - © Norbert Pousseur

Un autre aspect de la mode utilitaire actuelle qui ne cache rien de l'anatomie de la personne ; simple jupe courte en toile, sans aucune décoration ni effet de tissu ; on respecte simplement ici le fait qu'une femme se doit de porter une jupe (ou une robe) selon une coutume qui reste bien ancrée dans nos sociétés.      Photographie Norbert Pousseur
Paris - 2003 - Num 6 Mpx - 10da_4653

 


 

Jeune femme en robe légère - © Norbert Pousseur

Mais la tenue féminine, de référence dans nos villes contemporaines, reste ce style de robe, laissant la femme libre de ses mouvements tout en étant d'une coupe très étudiée dans tous ses détails.       Photographie Norbert Pousseur
Paris - 2012 - Num 21 Mpx - 5d2d_0586

 


 

Quatre jeunes femmes en tenue d'été - © Norbert Pousseur

Je pense que cette vue reflète assez bien l'état actuel de la mode féminine,
dans les villes au mode de vie occidentale.
Les 3/4 des dames sont en pantalon ou en collant,
et s'il y a jupe ou robe, celle-ci doit être facile à porter.  
     Photographie Norbert Pousseur
Touristes sur le parvis du Louvre - Paris - 2014 - Num 21 Mpx - 5d2e_6299

 

 

 

 

En conclusion, ce prologue de l'ouvrage Mesdames nos Aïeules - Dix siècles d'élégance
d'Albert Robida, édition 1891, pastiche du poème de Villon "Mais où sont les neiges d'antan ?"

 

BALLADE
DES MODES DU TEMPS JADIS

Du tout premier Vertugadin,
Celui qu'inventa Madame Eve
A celui qu'admirons soudain,
Que d'autres passant comme rêve !

Combien leur existence est brève !
Tu resplendis toujours pourtant,
O beauté changeante sans trêve,
Mais où sont les modes d'antan.

Où donc es-tu, riche bliaut
Armorié sur chaque maille,
Et le peliçon d'Isabeau?
Escoffion de haute taille
Pour qui l'on vit mainte chamaille,
Hennin qui charma Buridan ?
Hélas, ce n'est plus qu'antiquaille...
Mais où sont les modes d'antan !

Où est la fraise de Margot,
Et le surcot doublé d'hermine,
Où sont les manches à gigot ?
Habit cavalier d'héroïne
Que portait Reine ou baladine,
Large panier pompadourant,
Et toi-­même aussi, crinoline...
Mais où sont les modes d'antan !

 

EN VO

Dame, il ne fut point de semaine
Depuis le temps d'Eve pourtant
Qui n'eût caprices par trentaine.
Mais où sont les modes d'antan !

 

 

Note : La dernière strophe a bien comme intitulé EN VO, imprimé dans l'ouvrage d'origine avec un espace, et non ENVO comme ont peut le lire quelque fois sur internet, ni bien sûr ENVOI comme Villon intitule le dernier paragraphe de son poème.

 

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